Alexis Laipsker

Editions Michel Lafon / 2023 / 400 pages
𝘗𝘭𝘶𝘴 𝘷𝘰𝘶𝘴 𝘤𝘩𝘦𝘳𝘤𝘩𝘦𝘳𝘦𝘻 𝘢̀ 𝘤𝘰𝘮𝘱𝘳𝘦𝘯𝘥𝘳𝘦, 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘭𝘦 𝘱𝘪𝘦̀𝘨𝘦 𝘴𝘦 𝘳𝘦𝘧𝘦𝘳𝘮𝘦𝘳𝘢 𝘴𝘶𝘳 𝘷𝘰𝘶𝘴.
Je pourrais m’arrêter là pour vous donner envie de vous plonger dans ce thriller. Moi ça m’aurait suffit. Mais ok je vous donne encore quelques raisons de plus de ne plus attendre…
J’ai donc retrouvé le duo de choc Venturi-Montalvert suite à l’enquête sur l’Embaumeur dans le précédent opus, Les Poupées, que j’avais littéralement dévoré. Vous la connaissez la petite appréhension ressentie en ouvrant la suite d’un livre qu’on a adoré? Elle est légitime. Même si la suite en question est encensée de toute part. Et bien cette appréhension elle m’a lâchée au bout de quelques pages seulement.
Cette fois on est sur les dents dès les premiers chapitres (les premières lignes!), l’auteur ne nous laisse absolument aucun répit. Des femmes disparues, séquestrées, torturées d’une manière inimaginable (Alexis Laipsker ne nous épargne rien et j’ai dans l’idée qu’il y prend un malin plaisir) et notre capitaine sur les chapeaux de roue pour l’arrêter, surtout quand on touche à sa garde rapprochée… On découvre parallèlement et petit à petit un autre flic qui semble lui aussi particulièrement concerné par l’affaire mais pour d’autres raisons…
Ce que les autres voient comme de la force, ce n’est réellement qu’une volonté de nier nos propres blessures. Si nous fonçons, ce n’est pas parce que nous sommes forts, mais parce que nous avons peur.
L’ingéniosité de l’intrigue m’a vraiment laissée bouche bée, et la manière dont l’auteur nous tord l’esprit… c’est du grand art! Mais où va-t-il donc chercher ça?
Encore un gros coup de cœur donc pour ce second volet des aventures du Cow-boy et de sa psy préférée, un sans faute pour l’instant dans ma découverte de l’auteur (un plaisir qui va même plutôt crescendo), ce qui est assez rare pour le souligner.
Vivement la suite Monsieur @alexis_laipsker !
Dans la Genèse, il est écrit cette phrase célèbre : « Dieu fit l’homme à son image. » En réalité, c’est l’inverse. L’homme a fait Dieu à son image : vivant, mais mortel. Car les dieux sont mortels, cher monsieur. C’est l’homme qui les tue. Il s’en débarrasse dès qu’il en trouve d’autres à vénérer.
