M.J. Arlidge

Editions 10-18 / 2017/ 432 pages
Plaidant la cause des mal-aimés, des suppliciés et des reniés, ce thriller audacieux fait le procès d’une société sans conscience, peuplée de citoyens sans cœur.
Le Point (2017)
Un homme retrouvé mort atrocement mutilé, le cœur manquant. Il sera retrouvé dans un colis adressé à sa femme. Le message est passé… C’est le début d’un enchaînement de meurtres dont le lien apparaît rapidement : les victimes sont tous clients de prostituées. C’est l’équipe du commandant Helen Grace qui est chargée de l’affaire et doit stopper ce tueur en série habité par une violence peu commune. La flic reprend du service après des faits violents et personnels qui l’ont marquée, elle et son équipe, de manière profonde.
Pendant des siècles les filles de joie avaient subi en silence la violence des hommes, fallait-il donc s’offusquer qu’aujourd’hui les rôles soient inversés?
Pour avoir lu beaucoup de retours élogieux ici et ailleurs, j’avais cet auteur dans le collimateur depuis un petit moment. Alors quand je suis tombée sur ce roman en librairie je n’ai pas hésité. Peut-être aurais-je dû. Pas forcément hésiter mais au moins mieux me renseigner. Car il s’agit du deuxième tome d’une série avec des personnages récurrents et s’il y a bien une chose qui m’agace c’est de ne pas avoir tous les éléments en mains. De lire des références au passé des protagonistes qui expliquent la situation présente et de se sentir comme un élève qui arrive au plein milieu d’un cours et qui se sent largué. Parfois cela n’impacte pas trop l’histoire qui peut se lire de manière indépendante mais ici c’était absolument et totalement frustrant, voire problématique pour la bonne compréhension de l’intrigue…
Pourtant je suis persuadée que j’aurais adoré le premier opus, AmStramGram, au vu du style de l’auteur et de ce que j’ai appris au fil de ma lecture, et donc beaucoup plus apprécié la suite que j’ai lue malheureusement avec beaucoup de distance malgré ses qualités.
En résumé : lisez la série mais commencez par le début, ne faites pas comme moi.
On ne fait jamais attention aux coursiers. On les prend pour des robots dénués de personnalité, avec leur cuir et leur casque de cycliste, tout juste bons à venir déposer un pli ou un colis, puis à repartir dans l’indifférence générale. De simples rouages dans le train-train quotidien.
On ne voyait aucune objection à se montrer grossier envers eux, comme s’ils avaient moins de valeur humaine que le commun des mortels. Et c’était bien ce qui était en train de se passer.
