Judith Vanistendael – Zidrou










Edition Le Lombard / 2021 / 80 pages
Une ode à la lecture sensible et poétique qui nous raconte la vie, la mort et l’éternité. Et touchera tous les amoureux des belles lettres. Lesquelles finissent toujours par arriver à bon port.
Un album faussement candide, destiné aux enfants mais pas vraiment, qui s’adresse aux adultes mais surtout à leur âme d’enfant… un ovni graphique qui nous emmène au gré des vagues et qui déploie des histoires entre terre ferme et océan de poésie.
C’est la rencontre entre un facteur des mers fidèle à la cadence de son devoir, et une baleine millénaire gardienne du savoir des fonds marins.
Ils aiment tous deux les lettres et détestent les histoires qui finissent mal. Il faut dire que la baleine cache en elle un trésor : la plus grande bibliothèque qu’on pourrait imaginer ! Tenue par une tortue de mer assistée d’une pieuvre où on peut croiser un requin plongé dans un roman qui parle certainement de capes et d’épées… Et c’est avec émotion, lors de sa première rencontre avec le facteur, qu’elle lui propose un livre qui raconte « l’histoire d’une sirène qui tombe amoureux d’un pirate ». Qui finit bien évidemment.
Et puis un rendez-vous manqué au petit matin et la violence qui frappe de plein fouet. Parce que c’est aussi l’histoire de la vraie vie avec ses lois et ses censures, ce fléau immense qui grignote peu à peu notre monde : l ignorance.
Mais ce qui est bien c’est que Zidrou lui aussi, les histoires qui finissent mal il déteste ça. Et accompagné de manière si magnifique des aquarelles de Judith Vanistendael, comment pourrait-il en être autrement?
« Qui n’a jamais vu sourire une baleine ignore tout de l’humour.
Qui n’a jamais vu le sourire de ma femme ignore tout de l’amour. »
