Les Oiseaux ne se retournent pas

Nadia Nakhlé

Editions Delcourt / Collection Mirages / 2020 / 224 pages

Tu te souviens ? Je t’avais promis un poème.

𝘓𝘦𝘴 𝘰𝘪𝘴𝘦𝘢𝘶𝘹 𝘯𝘦 𝘴𝘦 𝘳𝘦𝘵𝘰𝘶𝘳𝘯𝘦𝘯𝘵 𝘱𝘢𝘴. 

𝘐𝘭𝘴 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘦𝘯𝘵. 

𝘌𝘹𝘪𝘭𝘦́𝘴 𝘢𝘶 𝘤𝘰𝘦𝘶𝘳 𝘭𝘦́𝘨𝘦𝘳, 

𝘈̂𝘮𝘦𝘴 𝘷𝘢𝘨𝘢𝘣𝘰𝘯𝘥𝘦𝘴, 

𝘘𝘶𝘪 𝘧𝘪𝘭𝘦𝘯𝘵 𝘢̀ 𝘵𝘳𝘢𝘷𝘦𝘳𝘴 𝘭𝘦𝘴 𝘰𝘮𝘣𝘳𝘦𝘴. 

𝘐𝘭𝘴 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘦𝘯𝘵.

𝘕𝘢𝘶𝘧𝘳𝘢𝘨𝘦́𝘴 𝘥𝘶 𝘤𝘪𝘦𝘭, 𝘲𝘶𝘦 𝘭𝘦 𝘷𝘦𝘯𝘵 𝘢𝘤𝘤𝘰𝘮𝘱𝘢𝘨𝘯𝘦,

𝘎𝘰𝘯𝘧𝘭𝘢𝘯𝘵 𝘭𝘦𝘴 𝘢𝘪𝘭𝘦𝘴.

𝘐𝘭𝘴 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘦𝘯𝘵.

𝘈𝘷𝘢𝘯𝘵 𝘥𝘦 𝘳𝘦𝘷𝘦𝘯𝘪𝘳 𝘢̀ 𝘵𝘰𝘪. 

𝘓’𝘦𝘯𝘧𝘢𝘯𝘵 𝘲𝘶𝘪 𝘭𝘦𝘴 𝘰𝘣𝘴𝘦𝘳𝘷𝘦,

𝘈̀ 𝘭𝘢 𝘱𝘰𝘳𝘵𝘦 𝘥𝘦 𝘭𝘦𝘶𝘳 𝘳𝘰𝘺𝘢𝘶𝘮𝘦. 

𝘐𝘭𝘴 𝘮𝘶𝘳𝘮𝘶𝘳𝘦𝘯𝘵 : 

𝘝𝘪𝘦𝘯𝘴, 𝘭’𝘢𝘶𝘣𝘦 𝘵’𝘢𝘵𝘵𝘦𝘯𝘥.

Ce poème est le cœur de ce sublime album. J’oscille entre vous parler d’un roman graphique, d’un beau livre d’art ou d’un recueil de poèmes. Finalement il est un peu tout ça à la fois. Un objet précieux.

On fait la rencontre d’Amel, dont elle doit taire le nom en devenant Nina, fuyant son pays en guerre. Son pays qu’elle aime tant et où elle laisse ce qui lui reste de famille, sa Jeda et son Jedo. On suit son périple qui tangue entre la peur, l’abandon, la perte ou les rencontres. Celle d’avec la famille Hudhad, bienveillante, la belle Aïda ou Bacem et son oud, qui a choisi un autre chemin que celui qu’on lui imposait et devient son phare, son épaule. Grâce à sa force et à ses anges gardiens qui lui apparaissent sous formes d’oiseaux enchanteurs, symboles de toutes ces âmes qui cherchent à s’envoler, Amel poursuit sa route, jusqu’à apercevoir l’éclaircie inespérée. Jusqu’à se trouver elle-même.

J’ai passé un moment hors du temps avec ce livre, dont les illustrations sont absolument folles et dans lequel je pourrai me replonger souvent en y découvrant à chaque fois de nouveaux détails envoûtants.

Frontière après frontière, une amitié naît entre le musicien et l’enfant.
Quand leur ciel s’obscurcit, que le passé ressurgit, le musicien colore la nuit noire de quelques harmonies.
La musique leur permet presque d’oublier la souffrance de l’absence, la douleur de l’exil.

Note : 4.5 sur 5.

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