Sacrées Sorcières

Roald Dahl et Pénélope Bagieu

Editions Gallimard BD / 2020 / 300 pages

« J’essaie d’écrire des histoires qui les saisissent à la gorge, des histoires qu’on ne peut pas lâcher. Car si un enfant apprend très jeune à aimer les livres, il a un immense avantage dans la vie ».

Roald Dahl

Aaah Roald Dahl. Je vous le dis sans détour : je voue un amour sans égal à cet auteur. J’ai grandi en ayant toujours l’un de ses livres à mes côtés, j’ai dévoré ses histoires comme on s’abreuve à une fontaine après une longue marche… le Bon Gros Géant, James et la grosse pêche, Georges Bouillon, Charlie et la chocolaterie, Matilda mon livre préféré de tous les temps… pour n’en citer que quelques-uns des succès de ce géant de la littérature jeunesse. Et toujours, surtout, avec les illustrations de Quentin Blake, indissociable de l’auteur.

Donc c’est vous dire la pression que je mettais sur cette adaptation en BD de ses Sacrées Sorcières qui m’avaient ensorcelées enfant, roman noir qui me faisait vraiment peur mais que je ne pouvais pas quitter des yeux.

Les enfants sont répugnants!

Ils puent! Ils empestent!

Ils sentent le caca de chien!

Rien que d’y penser, j’ai envie de vomir!

Il faut les écrabouiller!

Les pulvériser!

Écoutez le plan que j’ai élaboré pour nettoyer l’Angleterre de toute cette vermine…

Mais (heureusement) cette tâche sensible a été confiée à la génialissime Pénélope Bagieu (Culottées, California Dreamin’, etc) et, évidemment, le résultat est à la hauteur de son talent d’illustratrice et le succès rencontré pleinement mérité !

On retrouve complètement l’esprit de Roald Dahl dans cette épaisse BD de 300 pages qui se lit d’une traite, très fluide malgré les nombreux arcs narratifs de ce roman culte sorti en 1984.

On fait la rencontre d’un petit garçon qui, ses parents venant de mourir dans un accident de voiture, se retrouve à vivre avec sa grand-mère excentrique. C’est grâce à elle qu’il va apprendre que les sorcières, ça existe, mais surtout qu’elles se font passer pour des femmes ordinaire et les astuces pour apprendre à les reconnaître : pieds carrés, perruques pour cacher leur crâne chauve, salive bleu myrtille, narines frétillantes (pour mieux sentir l’odeur des enfants), yeux de glace et gants pour dissimuler leurs doigts griffus. Bien malgré lui, notre petit héros va se retrouver pris au piège au milieu d’un rassemblement de toutes les sorcières d’Angleterre qui cherchent à éradiquer les enfants de la surface de la terre ! Grâce à son courage et sa détermination il va réussir à sortir de cette situation haut la main (ou presque…).

C’est donc une vraie grande réussite qui m’a permis de faire découvrir l’œuvre de Roald Dahl à mes enfants (qui sont plutôt fan de BD pour l‘instant) et qui m’a fait retomber les deux pieds en enfance.

— Ça te dirait que je te parle des sorcières ?…

— Je pensais plutôt à une histoire qui fait faire des beaux rêves, mais OK.

— Oh, enfin ! Tu as passé l’âge des histoires d’ours qui parlent, non ?

— J’ai 8 ans.

— Exactement ! Tu es presque un adulte ! Tu peux connaître la vérité. De toute façon, j’ai rien d’autre, comme histoire.

Note : 5 sur 5.

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