Un signe d’elle

Stéphane Galas

Le Livre de Poche / 2022 / 352 pages

Ne jamais faire de promesse qu’on ne peut pas tenir.

Niels vit une histoire d’amour folle avec la plus belle fille de New London High School, Stella Le Carré. C’est un amour passionnel, exclusif et dévorant. Tellement dévorant qu’il ne peut finir que dans l’éternité de la mort. Mais Niels ne tient pas sa promesse et ne suit pas Stella jusque-là. Un manque de courage? Ou est-ce qu’il sentait déjà que ça n’avait aucun sens que Stella l’ait choisi, lui?   
  
Quinze ans plus tard, médecin et père de famille, Niels ressent des impressions bizarres et petit à petit des événements étranges surviennent. Des messages. Des signes. De plus en plus proches et inquiétants, touchant ses proches. Niels est persuadé que c’est Stella qui revient chercher son dû : il n’a pas tenu sa promesse, il doit payer. Mais revient on vraiment de l’au-delà pour hanter les vivants? Ce qui est certains c’est que les accidents, puis les cadavres s’accumulent…

J’attrape un petit carnet. Dedans il y a des coupures de presse : quelques articles à propos de sa mort. Celle qui pensait devenir le centre d’intérêt de New London n’aura eu droit qu’à quelques lignes dans la rubrique « Faits divers ». Que les pauvres se suicident, ça n’étonne plus personne.

Le pitch avait tout pour me plaire. L’amour de jeunesse qui finit mal, la petite dose de surnaturel, la recherche d’un tueur… et pourtant. Je ressors de ma lecture assez mitigée. Pour tout avouer j’avais l’impression de regarder le film de l’après-midi sur M6. L’auteur, à vouloir traiter trop de sujets de société (la pédophilie, la maltraitance, le harcèlement, l’alcoolisme, la manipulation, l’homosexualité, etc) n’en approfondit véritablement aucun et c’est dommage. Je ne pourrais pas dire que j’ai passé un mauvais moment mais je me suis un peu ennuyée, j’aurais aimé une plume plus incisive, des personnages un peu plus profonds, un suspense un peu plus palpitant. Bref c’est pour moi un polar avec un gros potentiel mais qui ne tient pas ses promesses (décidément) et manque clairement de crédibilité.

Mais je sais qu’il a beaucoup plu à certains de mes collègues du jury du #prixdeslecteurs2022polar, comme quoi, il faut de tout pour faire un monde…littéraire et c’est tant mieux 🙂

Quinze ans que je vis comme engourdi, ligoté à cette étrange éventualité : celle de son retour. Quinze ans que cette menace me poursuit. Elle est cette part de tristesse dans mes sourires. Elle est ce voile gris qui ternit mon regard. Elle est la raison de mon agitation dans le sommeil. Quinze ans que je ne suis ni tout à fait vivant, ni tout à fait mort.

Note : 2 sur 5.

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